• Front de mer dans la brume

    Front de mer dans la brume, acrylique sur toile, Florence Parmentier (c) 2023

  • La certitude et le doute

    La certitude et le doute

    On paie toujours l’accaparement des certitudes. Elles sont faites pour être libres. On ne les détient pas comme un objet. Elles se reçoivent comme une grâce. Celui qui croit en disposer à son gré les durcit au point qu’elles périssent. Vient un jour où, loin de le soutenir, leur poids mort lui fait faire la culbute.

    Il fut un temps où l’Église, dans ses pasteurs et ses fidèles, affichait une foi non seulement totale, mais vaniteusement sûre de soi et massivement dominatrice. Les chrétiens possédaient la vérité au lieu d’être possédés par elle. Ils avaient barre sur elle. L’Esprit-Saint ne pouvait leur échapper, car ils en étaient propriétaires.

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  • L’homme existe…

    Raymond Devos, « L’homme existe, je l’ai rencontré » (Album : « A tort ou à raison »)

  • Calla

    Calla, acrylique – © 2023 Florence Parmentier

  • Notger

    Notger, Collégiale Saint Jean, Liège

    Liège, tu dois Notger au Christ et le reste à Notger.

    Proverbe liégeois

  • ChatGPT, vers l’obsolescence humaine ?

    🔗 ChatGPT: qui est Sam Altman, le cerveau, tordu, de l’intelligence artificielle? Par Philippe (via Le Soir). Le patron d’OpenAI, à la base du robot conversationnel ChatGPT, illustre cette foi intangible des milliardaires de la Sillicon Valley dans la capacité de la technologie à changer le monde […]


  • Les chrétiens et l’islam

    Les chrétiens et l’islam

    Je suis frappé de l’évidente simplicité de l’islam ne proclamant qu’un dogme : l’unicité et la transcendance radicale de Dieu. De son universalisme également puisque l’islam reconnaît et absorbe les révélations antérieures, la juive certes, mais aussi la chrétienne. Je n’éprouve donc nulle peine à concevoir que tant d’homme succombent à la fascination de cette simplicité théologique, qui allie l’intuition de la radicale séparation d’un Dieu qui ne se laisse ni penser, ni imaginer, ni représenter d’avec l’humanité, tout en maintenant avec force sa proximité, telle du reste qu’Allah fonde et soutient le réel, l’existence n’étant, pour nombre de mystiques musulmans, que le reflet et comme l’ombre portée de l’Essence.

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  • The Lord is my Shepherd

    The Lord is my Shepherd
    Tony Hardie-Bick (instruments) & Gideon Wagner (voix). « The Lord is my Shepherd » (Psaume 23). The Spirit.

    « The Spirit » est une méditation musicale sur des textes anciens. Les mélodies ont été créées en utilisant une instrumentation « naturelle » comprenant : voix, filtres analogiques, violon et flûte. La langue dans laquelle les textes sont chantés est la même que celle dans laquelle ils furent rédigés il y a deux ou trois mille ans, bien que la prononciation exacte des mots d’origine reste mystérieuse et ait varié au cours de l’histoire.

    Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

    Psaume 22(23)

    Crédit photoCreative Common


  • Bénie soit Sixtine

    📚 Bénie soit Sixtine de Maylis Adhémar chez Julliard : récit de l’émancipation d’une femme vivant sous l’emprise d’une communauté catholique intégriste.

    Note :

    Note : 3.5 sur 5.

  • Une beauté nourrie de vertu

    Une beauté nourrie de vertu

    On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments

    André Gide

    Rien n’est plus faux que cet axiome de Gide. La littérature est remplie de chefs-d’œuvre qui exaltent les bons sentiments. Il suffit de rappeler Sophocle et Corneille, Dante et Dickens, Péguy et Soljenitsyne. Ce chantage à l’immoralisme a prodigieusement réussi. Un terrorisme s’est installé qui déniait toute valeur à un art soucieux d’éthique, à une beauté nourrie de vertu.

    Les plus sots se sont piégés comme Gide lui-même en croyant faire de la bonne littérature avec de mauvais sentiments. Ils sont tombés dans le travers qu’ils dénonçaient chez les autres : l’édification à rebours après l’édification niaise.

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