• Joyeux Noël !

    Joyeux Noël !

    Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur terre,
    paix aux hommes de bonne volonté.

    Je me suis souvent demandé qui ils pouvaient bien être ces hommes de bonne volonté. Le langage courant n’est pas très amène avec eux : quand on dit d’un enfant qu’il est « plein de bonne volonté », c’est avec une nuance de commisération laissant entendre qu’il ne faut pas lui en demander plus.

    Et si justement « les hommes de bonne volonté » étaient ceux-là mêmes qui, ouverts à l’amour de Dieu, se reconnaissent pauvres en moyens, attendant tout d’une force venue d’en haut ?

    Et si « la bonne volonté » commençait de se manifester lorsque l’on abandonne tout pouvoir pour devenir des serviteurs de la paix ?

    N’est-ce pas là le sens de la crèche de Noël ? Le lieu de l’alliance entre la plus extrême faiblesse — qui a-t-il de plus fragile qu’un nouveau-né surtout dans des conditions matérielles difficiles — et de la plus grande puissance qui soit : l’amour vivant de Dieu.

    Si nous sommes « de bonne volonté », Dieu se servira de notre faiblesse pour faire de nous les plus efficaces des artisans de paix.

    De tout cœur, je vous souhaite un joyeux Noël et une heureuse année 2024.


  • Trois

    📚 “Trois” de Valérie Perrin paru en 2021 aux éditions Albin Michel : roman de l’amitié, de sa force et de ses failles ; celui des relations humaines, dans ce qu’elles ont de plus beau et de plus sombre ; celui des secrets, de leur nécessité et leurs conséquences…

    Note :

    Note : 4 sur 5.

  • Clôture 2022-2023

    Clôture de l’année académique 2022-2023 au Blackfriars Pub et au Collège Albert le Grand.


  • Belgian Owl « By Jove »

    Belgian Owl « By Jove »

    Belgian Owl “By Jove”, dont le packaging est le fruit d’une rencontre improbable entre la bande dessinée mythique “Blake & Mortimer” et une jeune distillerie hesbignonne, est un single malt de 4 ans d’âge, vieilli dans des fûts de bourbons de premier remplissage et embouteillé dans des flacons de 50cl après dilution à 46%. Parfaitement naturelle, cette expression n’est ni colorée, ni filtrée à froid.

    Le nez est vif et fin avec une grande fraîcheur. On y retrouve le fruité signature de la distillerie associé à l’influence du chêne américains sur notes de poire, de raisin blanc et de poivre doux.

    La bouche fraîche et équilibrée vient confirmer les arômes perçus au nez. Les fruits frais se mélangent aux épices et au boisé délicat du fût de bourbon.

    La finale, de longueur moyenne, compense son manque de puissance par une certaine élégance. On y trouve des notes maltées et une certaine persistance des épices.

    “By Jove” fait l’objet de quatre éditions pour les 4 années de vieillissement. On trouvera sur l’étiquette arrière, différentes vignettes tirées de l’album “La Marque jaune”.

    Vendu aux environs de 70,00 € (50cl) ce malt me semble un peu cher pour ce qu’il a offrir en terme de satisfaction mais c’est sans doute le prix à payer pour un produit issu du commerce équitable et de la culture raisonnée.

    Note :

    Note : 3.5 sur 5.

  • Sur le plus haut trône…

    Sur le plus haut trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul.

    Michel de Montaigne, Essais (1588), III, 13

  • « Celui qui est »

    « Celui qui est »

    La petite fille demandait un jour au vieil homme : « Grand-père, qu’est-ce que l’éternité ? » Et lui, après avoir réfléchi, lui a répondu : « Imagines, mon enfant, que la terre entière soit un globe de bronze. Et que tous les mille ans un oiseau, en passant, l’effleure de son aile … Eh bien quand, par ses passages, la terre serait tout usée, l’éternité ne ferait que commencer ! »

    Cette anecdote pourrait nous convenir à tous, tant nous sommes démunis pour penser l’infini. Les hommes vont comme des somnambules, le temps de leur fugitive existence, en oubliant qu’ils errent au bord des gouffres sans nom de l’espace et du temps, dans le silence opaque de l’empilement des siècles.

    (suite…)

  • « Coup de vieux ! »

    « Coup de vieux ! »

    Usager occasionnel de la ligne de bus 20 – qui me mène de mon bureau au bar derrière lequel je tente de convertir mes contemporains, dans un même élan pastoral, aux bienfaits du whisky et à ceux de la sainte Église catholique -, usager donc des transports en commun, je m’émerveille souvent de ce que des jeunes issus de cette belle-diversité-qui-fait-la richesse-de-notre-société cèdent leur place à des personnes âgées tanguant dangereusement au gré des virages pris sans ménagement par un chauffeur pressé.

    A voir ces regards pleins de compassion qui croisent ceux désespérés de vieillards agrippés à la main courante comme autant de marins saouls au mat d’artimon d’un cap hornier, je me suis pris, voyez-vous, à croire en un avenir fraternel pour l’humanité… Jusqu’à ce mercredi 17 mars 2023, jusqu’à ce jour maudit, car voyez-vous aujourd’hui, c’est moi qu’un de ces jeunes paltoquets a jugé assez pathétique pour lui proposer sa place…

    Je commence par une teinture et un soin du visage ?


  • Reprise de la « Panthère rose » par cinq contrebasses

    Intéressante reprise du célèbre thème de la « Panthère rose » d’Henry Mancini par le contrebassiste Croate Božo Paradžik et quatre de ses talentueux étudiants.

  • Pure grâce

    Ce que je suis est pure grâce ; ce que j’ai n’est qu’emprunté.

    Koos du Plessis

  • La grâce chuchotée

    La grâce chuchotée

    Tout le jour nous avions médité sur les problèmes de la famille post-moderne. Le soir nous inclina à des réflexions plus ardues : Qu’est-ce qu’aimer ? Comment aimer ? Je me méfie depuis longtemps de ces prédications, irréelles à force de convoiter l’absolu : « Aimez autrui autant et plus que vous ! Servez-le ! Sacrifiez-vous pour lui ! ». Si l’adolescent est totalement soumis aux parents, si les parents subissent patiemment l’insulte des enfants, si la mère se meurtrit en d’aveugles dévouements, il n’y a pas d’amour dans ces familles, dont on puisse se féliciter. Il y a l’abus et il fait des victimes. Cette gratuité de nos offrandes, ce désintéressement suprême réclamé à nos actes est peut-être la plus haute inspiration du christianisme, mais ils ont prêté à de lourdes équivoques. Le pauvre, le subalterne, l’opprimé et tout faible ont été priés d’accepter les misères imposées par le fort comme des instruments d’amour et de salut.

    (suite…)